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La Quiaca – Yala

Nous enchaînons la journée la plus courte du voyage (2km pour traverser la frontière) et la plus longue. Nous faisons 73km de … buissons, herbes piquantes et sable, mais cette fois-ci en Argentine et en légère descente et avec du vents de dos. Ça change tout! En fin de journée le vent souffle de plus en plus fort et de moins en moins de dos. Ça nous donne encore moins envie de nous arrêter camper avant Abra Pampa et son auberge. Nous devons encore nous habituer aux liasses de billets argentins et à leur valeur. Apparemment, nous payons trop cher le déjeuner car l’employée s’excuse trois fois en nous faisant payer et nous dit qu’elle n’est pas responsable…

Nous remarquons les premiers petits changements en Argentine qui nous facilitent la vie:

  • il y a plus de places de jeux et elles sont en meilleur état
  • il y a des places de pique-nique
  • Il y a des vrais campings avec de l’herbe verte
  • les magasins ont des produits variés
  • il y a plus de cafeterias avec des vrais cafés et des pâtisseries

Le deuxième jour, nous remontons un petit col vent dans le dos avant de redescendre la vallée du Rio Grande de Jujuy et la Quebrada Humahuaca, une région réputée pour les montagnes colorées et le vent. A midi, nous croisons Nicolas un cycliste saxophoniste argentin qui nous offre un concert sur une place de jeux. En chemin, la chaîne de Claire se coince méchamment entre les plateaux, il faut desserrer les plateaux pour la décoincer. On s’arrête camper à côté du Rio sous la route ce qui nous abrite un peu des rafales de terre.

En route vers Humahuaca, un van français nous dépasse, nous le retrouvons au camping. Florian, Valérie et leurs deux filles nous prennent avec eux voir les montagnes aux 14 couleurs. Ce premier camping argentin met la barre haute : pelouse verte et plate, douche chaude, il y a juste l’emplacement de pique-nique qui est trop au vent.

Nous partons pour Tilcara, toujours en descendant la vallée. Comme dans la vallée du Rhône, le vent se lève vers 12h. Vers 11h nous prenons le café et une tranche de cake sous le tropique du Capricorne. Les argentins n’ont pas le même concept de tranche. Pour eux, une tranche est un quart du cake… ça nous permet de retarder le dîner et de rouler un maximum avant le vent. Nous faisons notre deuxième camping à Tilcara et prenons l’apéro avec Sonja une cycliste allemande que nous croisons pour la deuxième fois.

Notre pile de pesos commence à diminuer. Le meilleur taux de change est celui de western Union qui suit le taux de change “de la rue”. Il y a tellement d’inflation que les devises refuges (dollars, euro, francs suisses) prennent beaucoup de valeur. Pour un franc suisse on a deux fois plus de pesos chez western Union que dans une banque. Mais faut il encore:

  • trouver l’office, l’application indique très grossièrement le lieu,
  • celui-ci doit être ouvert
  • sa machine doit fonctionner
  • il doit avoir assez de cash.

Pour le moment c’est un fiasco… On change nos dollars de réserve.

Petite étape vers la montagne aux septs couleurs de Purmamarca. Le paysage est magnifique avec le fond de vallée vert et les montagnes colorées sur le côté. Cependant, le trafic sur une route trop étroite, sans bas-côté et le vent de face qui se lève tôt nous gâchent le plaisir.

On continue la descente jusqu’à Yala, 1100m, ça fait quelques mois que nous n’étions pas descendus si bas. Les collines se recouvrent d’arbres. Nous voyons les premières vignes. Il y a des fleurs. Nous sommes aux portes de la forêt tropicale. Le camping est traversé par un petit ruisseau. Les filles ont de la boue jusque derrière les oreilles, littéralement. Des dizaines de perroquets verts et rouges mangent des petits fruits au-dessus de notre tête. On peut rester devant la tente jusqu’au coucher du soleil. Ça change de la pampa et de l’altiplano! Adieu les lamas!

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Uyuni – La Quiaca

Dans le bus pour Tupiza, pour une fois ce n’est pas Margaux qui fait le spectacle, elle fait une grosse sieste. Pendant ce temps, durant une heure un monsieur fait la promotion d’une pomade à l’huile de pin et d’eucalyptus qui soigne absolument tout, de la grippe au rhumatismes…mais quand nous croyons que c’est fini il recommence pendant une autre heure pour vendre du sel de mer du Pérou bon pour les vers solitaires et pour nettoyer le colon… au moins il nous aura distrait une bonne partie du trajet.

Papa n’est pas très motivé à enchaîner avec une excursion à Tupiza. Maman décide donc de voir si elle sait encore courir. Elle fait le tour touristique avant l’arrivée des touristes avec leur guide. Elle adore. Pour atteindre la vallée de Los Machos il aura juste fallu affronter deux meutes de chiens errants. Heureusement qu’elle n’a pas peur…Elle se retrouve ensuite seule avec le bruit des oiseaux qui résonne dans le canyon et le soleil du matin qui éclaire les roches rouges. Pendant ce temps, papa amène son ventre gargouillant et les filles au parc de jeux et au toboggan géant.

Et on repart vers l’Argentine. Papa n’est ni vraiment guéri ni vraiment reposé mais on ne veut pas trainer indéfiniment dans les hôtels. On attaque la montée vers Villazon en short et t-shirt, ce n’est plus l’altiplano! On s’arrête camper au bord du terrain de foot au milieu d’un village au milieu de la montée. Soit les boliviens sont très respectueux soit pas curieux, malgré notre emplacement personne ne vient vers nous. Dans d’autres pays ça n’aurait tout simplement pas été possible! Seul un jeune en moto ose nous crier “buenas noches” quand nous sommes tous dans la tente.

Le lendemain, pas d’échauffement, on continue la montée bien raide jusque sur le plateau et on tire jusqu’à Villazon, la ville frontalière. Une auberge et ses gâteaux maison nous y attendent pour notre dernière nuit en Bolivie. Nous y avons le meilleur accueil et le meilleur café de toute la Bolivie.

Nous passons la frontière au guichet du fonctionnaire de douane le plus lent du monde. Entre chaque passeport, il boit une gorgée de maté, une gorgée d’eau, pianote sur son natel, remet sa veste en place… Puis nous nous faisons contrôler les sacoches jusqu’à ce que le douanier ouvre la casserole. L’odeur lui passe l’envie de continuer son contrôle. Arrivés de l’autre côté, nous profitons de la place de jeux aux standards plus proches des notres. On se réjouit de découvrir ce nouveau pays!

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Salinas – Uyuni

Il y a 35 kilomètres de mauvaise route entre Salinas et Jirira, l’entrée du Salar. On décide de ne pas s’embêter et de prendre un taxi. On charge les vélos sur le toit et c’est parti. Effectivement, la route est un mix de sable, tôle ondulée, Salar bien roulant, une montée raide de route de montagne de chez nous et une descente dans des graviers : ça aurait été jouable, mais pas une partie de plaisir. A la place, on fait une journée de pause dans le hameau de Jirira depeuplé. Son hôtel, aux standards boliviens pour les européens, attend les touristes en 4×4 et les cyclistes tannés. On prend une chambre classe éco et nous nous offrons le souper et le déjeuner. 15 allemands mangent en même temps que nous et ils ne finissent pas leur assiette alors que plein de cyclistes affamés parcourent le monde.

Départ de bonne heure, on veut avancer un maximum pour ne passer qu’un jour et demi sur le Salar. Le vent souffle fort mais il tourne rapidement dans notre dos. On pique-nique sur un pneu au bord de la piste à l’ombre de notre bâche. Le Salar ça roule super bien, c’est plat et quasiment lisse. Il suffit de choisir la bonne piste et rouler. Pour camper, c’est aussi simple, quand on en a assez on s’arrête. C’est une autre histoire pour planter les sardines. Pour saler les pâtes, il n’y a pas besoin de chercher très loin non plus.

Pendant la nuit, le matelas de Claire se perce, hors des pistes il y a plein de petits cristaux piquants, et Papa commence à tomber malade. Heureusement qu’Uyuni n’est pas très loin et le vent dans le dos. Il n’a pas beaucoup d’énergie et trop de fierté pour laisser Claire tirer la charrette. On arrive à Uyuni en début d’après-midi pour y faire quelques jours de pause et profiter des infrastructures destinées aux touristes: cafés, pizzerias, pâtisseries, pubs… et de la place de jeux.

Le premier jour de pause Charline et Papa vont se couper les cheveux, puis papa démissionne pendant que Maman s’occupe de tout: lessive, place de jeux, faire remplacer la fermeture éclair de la charette et la nettoyer, trouver le trou dans son matelas.

Le deuxième jour papa reprend du service et nous allons visiter le cimetière de train. Nous arrivons avant la ruée des touristes en 4×4 qui arrivent tous à la même heure, restent 15 minutes et repartent vers le Salar.

Pour la suite, nous allons prendre le bus pour aller jusqu’à Tupiza et se rapprocher de la frontière avec l’Argentine. Nous ne sommes pas sûr d’y trouver de l’eau tout au long du chemin. Nous jouons donc la sécurité.

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Sajama – Salinas de Garci Mendoza

On récupère nos vélos et on entame les 450km qui nous séparent d’Uyuni. Ça roule bien, mais c’est pas très intéressant. En plus, la campagne est sableuse et pleine de buissons et de touffes d’herbes piquantes. On ne trouve qu’une place de bivouac sableuse et venteuse. Papa et le matériel de camping n’aiment pas ça.

Ça ne manque pas, le lendemain deux kilomètres plus loin on passe à côté d’une belle place en herbe avec une rivière… Dans la matinée, on s’arrête grimper dans les rochers d’un champ de lave.

Troisième jour d’herbes sèches, de buissons et de sable, mais ça se repeuple. On dine et les filles font une loterie de jouets dans un restaurant au bord de la route. On prend le dessert dans une autre petite ville et on s’arrête dormir dans une auberge. Ou plutôt on campe dans une cabane derrière un magasin. En effet, on préfère dormir dans nos sacs que dans les draps, mais au moins on peut se laver à un robinet, cuisiner et manger à une table. Cette auberge est réputée parmis les cyclistes pour ses pains au feu de bois. Malheureusement, nous sommes un jour trop tôt, le propriétaire prépare la pâte quand nous partons…

Au quatrième jour de buissons, on commence en avoir un peu marre. En plus, on a mal géré notre réserve de pains et de biscottes en espérant en trouver dans les villages. Le pique-nique est un peu frugal. On fait donc un bivouac un peu plus tôt que d’habitude dans un grand pré à lamas proche d’une dune de sable pour y jouer.

Cinquième jour de buissons et de sable, on recroise des épiceries dans les villages, on refait nos réserves suite au jour de disette. On fait une longue journée pour dormir dans l’auberge du petit village d’Orinoca, village natal du président Evo Morales. On doit avoir l’air fatigué, car un monsieur va nous acheter 2 litres de Coca. Comme d’habitude, Claire prend une décharge sous la douche, alors que l’eau chaude ne fonctionne même pas. Il n’y a pas de restaurant, mais une dame prépare un délicieux émincé de lama au bord de la route. Elle a de bons clients car on prend 3 assiettes chacun.

Au sixième jour de buissons et de sable, il y a des distractions: des dunes pour jouer, des nandous (cousins de l’Autruche) à essayer de repérer et Margaux qui se coince le pied dans le pédalier du Pino. Heureusement, que papa voit des vraies autruches au loin sinon on aurait continué à s’arrêter pour regarder des sacs plastiques accrochés à des poteaux. En traquant les nandous, Maman et Charline croisent aussi un serpent. On s’arrête dans une petite ville pour pique-niquer. En voyant les grillades de lama, Charline ne veut plus manger les sandwichs prévus. Au camping, une mini tornade passe droit sur la tente, en une fraction de seconde tout se retrouve plein d’herbes, et les vélos sont couchés. Mais rien de cassé. On a de la chance, c’était une petite tornade, mais les après-midis on en voit aussi des bien plus grandes dans les plaines.Sur un demi coup de tête, nous avons changé d’itinéraire. On décide de nous diriger au nord du Salar et donc de le traverser plutôt que d’aller à Uyuni et faire une excursion sur le Salar.

Septième jour de buissons, il n’y a plus de touffes d’herbes ni de lama. Le moral est comme la route, il y a des hauts et des bas. On se réjouit du Salar et des jours de pause à venir, mais la fatigue et l’ennui ne sont pas loin. On s’arrête pique-niquer à côté d’un cratère. Cette fois-ci, Charline ne peut pas échapper aux sandwichs. En fin de journée, on roule à quelques kilomètres du Salar. Tout ces derniers jours, on a eu de la chance avec le vent qui ne soufle pas trop fort. Pourvu que ça dure sur le Salar. On trouve une jolie place de bivouac entre des rochers volcaniques.

Huitième jour, buissons à droite, Salar à gauche, 20 petits kilomètres nous amènent dans la petite et sympathique ville de Salinas, capitale du quinoa. Le camion ambulant de fruits et légumes nous y attend et nous le dévalisons. Des deux hôtels, nous choisissons sans faire exprès celui sans internet, ça prolongera notre désintoxication. Pour faire nos emplettes, on se croirait dans l’administration des 12 travaux d’Asterix. Pour acheter du quinoa, des pâtes, du pain, du fromage et des flocons d’avoine nous devons visiter les 8 tiendas de la ville.

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Patacamaya – Sajama

On prend le départ avec Len, une bolivio-espagnole, qui était dans le même hôtel que nous. Cependant, en milieu de matinée elle a des crampes d’estomac et rentre à Patacamaya. La fin de journée est difficile, le vent se lève et on peine à trouver un place de bivouac. Pour finir, on trouve une place de premier choix derrière des Chulpas, des tours funéraires construites entre 1200 et 1500. Les filles jouent à se faire peur en guignant les squelettes pendant que nous montons le campement. Le thermomètre tombe à -11 dans la tente durant la nuit.

Les filles jouent avec ce qu’elles trouvent au bord de la route: sable, cailloux, cuillères et bouteilles en plastique. Charline a trouvé deux gros bouts de pneus qui sont tour à tour des tapis de chien ou un ordinateur avec son clavier. Papa les oublie discrètement dès que possible… Elle les remplace alors par un fémur de lama, c’est moins encombrant. Elle parle aussi de plus en plus d’école et s’entraîne à écrire.

On la soupçonne de plus en plus d’être un lézard, on ne comprend pas comment elle peut ne pas avoir froid avec “que” son Odlo et son sac de couchage recouvert d’une couverture decat’ alors que Papa sent arriver les limites de son sac -15.

Le deuxième jour nous attendons avec impatience un magasin promis par nos cartes pour faire le plein d’eau et de sucreries. Ce n’est plus le Pérou, les ravitaillements sont peu fournis et éloignés les un des autres. On trouve une jolie place de bivouac dans un parc de lamas à côté d’une rivière. Il fait seulement -8 cette nuit là.

On laisse nos vélos à un motel situé au croisement où l’on doit revenir et on se facilite le trajet vers le village de Sajama au pied de la montagne du même nom avec un taxi. On sait par nos prédécesseurs que les derniers 10 km sont en sable et on n’a pas envie de pousser les vélos. Le village est un peu désertique, la saison d’alpinisme est déjà passée. La vue sur le Sajama est cependant à couper le souffle.

Le lendemain matin nous partons en 4×4 avec la propriétaire de l’hôtel voir des geysers puis se baigner dans des sources d’eau chaude. C’est papa qui doit conduire dans le passage critique et faire la marche arrière quand on croise un mini bus.

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La Paz – Patacamaya

Après ces vacances, nous sommes impatients de remonter en selle. Nous faisons un départ tardif car nous devons d’abord aller rechercher l’appareil photo de la révision (toujours pas de miracle), puis passer à la poste où la vanne du matelas n’est pas arrivée. On fait donc une petite étape jusqu’à Viacha où nous reprenons nos essais des toboggans les plus effrayants d’Amérique du sud.

On continue la douce montée vers Corocoro et nous campons un peu après Comanche et sa gare désaffectée. Margaux nous réserve une crise qui réveille les chiens des fermes voisines. Les fermiers balayent la campagne avec des lampes pour voir ce qui se passe. On peut faire mieux au niveau de la discrétion.

On rejoint la ville minière de Corocoro en fin de matinée et nous quittons la route goudronnée pour une soixantaine de km. On ne sait pas exactement ce qui nous attend car les seules informations que nous avons trouvées sur cette route datent de 10 ans. En théorie, selon la carte, ça doit être une “grande” route.

Effectivement, depuis le passage de nos prédécesseurs, une route non goudronnée a été construite et les enfants ne jettent plus de pierres sur les cyclistes. A moins qu’ils ne soient à l’école pendant notre passage.

Une grosse journée de piste avec un petit col nous amène à Patacamaya. Nous y faisons deux nuits, le temps de changer la deuxième fermeture éclair de la charette et faire une lessive. Apparemment, le seul intérêt de la ville est le charkequekan, de l’effiloché de lama sur un lit de maïs cuit à l’eau accompagné d’un œuf cuit dur et d’un bout de fromage.

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Rurrenabaque: vacances de l’altiplano

Nous arrivons dans la matinée à Rurrenabaque. Nous commençons par acheter le matériel dont on n’avait pas besoin en montagne: des crocs et des caleçons de bain pour les filles, tout pour profiter de la piscine.

Le lendemain, départ pour l’excursion Pampa. La Pampa est une zone à proximité d’une rivière qui est inondée l’été et qui s’assèche l’hiver. Ainsi, en hiver, toute la faune se concentre au bord de la rivière.

Trois heures de voiture plus tard nous arrivons au bord de l’eau. Et catastrophe… Papa laisse tomber l’appareil photo à l’eau dans le stress de l’embarquement. Il saute à l’eau pour le repêcher, mais il n’y aura pas de miracle…

Puis on navigue jusqu’au lodge, on voit beaucoup de caïmans, d’aligators et de tortues, de nombreux oiseaux de toutes sortes (oiseaux du paradis, cormorans, aigles, hérons, oies, martins pêcheurs etc), des capybaras (grand rongeur) et quelques singes (singe hurleur noir, singe écureuil). On ne verra pas le jaguar. Margaux rêve des crocodiles la nuit jusqu’à tomber du lit.

Le deuxième jour Claire part voir le lever du soleil avec le guide pendant qu’on se fait réveiller puissamment par les cris des singes hurleurs mâles et par deux chauves-souris qui volettent dans la chambre. Ça nous change des coqs. La matinée, nous allons chercher les anacondas dans la Pampa. Nous n’en trouvons qu’un et mort. En revanche, on voit un Mamba vert dans les arbres. L’après-midi nous allons pêcher le Piranha. Ou plutôt le guide pêche et nous nous nourrissons les poissons. Claire sauve l’honneur en pêchant deux piranhas et une sardine…

La dernière matinée nous allons nager avec un dauphin rose. Ce n’est pas un épisode de flipper le dauphin. L’eau est brune et le dauphin reste à distance. Heureusement, les Piranhas et les crocodiles aussi.

Après les excursions, les filles apprécieraient la douche si elles ne devaient pas la partager avec les grenouilles qui y vivent.

Une hydratation insuffisante ou l’alimentation (un excès de sel et de protéines d’origine animale ou le manque de fruits, de légumes et de produits laitiers) favorisent la formation des calculs rénaux. Le docteur de Rurrenabaque valide par une échographie la cause des douleurs de Claire de ces derniers jours.

Encore une journée piscine et nous remontons à la Paz faire les préparatifs pour repartir en vélo: essayer de faire réparer l’appareil photo, aller à la poste récupérer la vanne du matelas. Claire espère jouer les petits Poucet ces prochains jours et semer ses cailloux car ça fait un mal de chien.

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La Paz

On change d’hôtel après la première nuit pour se rapprocher du téléphérique. On trouve une auberge jolie, pas chère, proche du télé qui veut bien garder nos vélos pendant notre excursion dans la jungle. Le seul défaut, il n’y a pas de petit déjeuner. On profite aussi de remplacer une fermeture éclair de la charrette pour 3CHF et limer la dent ébrechée de Margaux pour 1.5CHF.

Le deuxième jour nous descendons prendre un déjeuner continental dans le centre touristique. Que c’est bon un déjeuner à l’européenne dans un café cosy. Nous faisons un détour par le marché aux sorcières où l’on peut acheter des fœtus d’alpagas séchés ou se faire faire une prière. Nous faisons les premiers deux tiers du réseau de téléphériques et quelques belles places de jeux découvertes depuis les airs.

Le troisième jour, nous décidons de répéter le programme. Nous trouvons un buffet de déjeuner en ville. Charline a tiré de ses parents, elle ne sait pas s’arrêter: pancakes, pastèques, petits pains, fromage, corn flakes. En chemin vers les téléphériques qui manquent à notre collection, nous trouvons un restaurant avec une énorme salle de jeux. On prend l’apéro pendant que les filles tournent dans les manèges. On reprend le télé. Corn flakes, fromage, petits pains, pastèque, pancakes, tout resort sur les pantalons de papa et recouvre le sol d’une cabine bien bondée.

Après l’avoir survolée, de haut (4000m) en bas (3000m), on est impressionnés par cette capitale immense implantée dans un décors grandiose, au pied de la Cordillère. La ville vaut l’effort du détour en vélo.

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Copacabana – La Paz

On fait une journée de visite à Copacabana. Maman et Charline vont sur l’Isla del Sol et Papa et Margaux restent en ville.

Des cris sous la douche, c’est Maman qui s’est pris une décharge sous la douche électrique. Pourtant la poignée était bien emballée dans de la bande isolante ou était-ce du papier d’alu ?!

Papa semble en meilleure forme, on part pour La Paz. En passant devant la cathédrale de Copacabana, on s’arrête voir la file de voitures décorées qui attendent pour se faire bénir et on échange quelques décorations pour nos vélos contre nos derniers soles.

Nous traversons des belles collines avec le lac à droite et à gauche. Aujourd’hui, Charline a le déclic du vélo, elle aide bien Maman et papa peine à suivre. En fin de journée, nous traversons le lac sur un ferry et campons de l’autre côté dans un champ.

On rejoint l’autoroute qui mène à la Paz. La Cordillera Real remplace le lac à l’horizon. L’application ioverlander nous indique une sympathique place de camping au bord d’une mare et avec une place de jeu.

Une dernière journée d’autoroute puis 15km de ville et nous arrivons à El Alto, la ville au-dessus de La Paz. Il faut slalomer entre les minibus, les voies, les bagarres, les voitures stationnées. Arrivés à El Alto, nous sommes tous crevés. Nous sommes complètement bloqués dans le traffic, impossible d’avancer. Nous nous arrêtons dans le premier hôtel que nous croisons.

Le lendemain nous changeons d’hôtel, ouf ça circule un peu mieux. Nous allons rester 2 jours en ville puis nous nous envolerons pour une excursion en Amazonie.

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Puno – Copacabana

A Puno au bord du lac Titicaca, durant le premier jour de pause notre but est de trouver une salle de jeux, nous trouvons des toboggans géants en béton à la place.

On trouve aussi un grand magasin comme chez nous. Charline a le droit de choisir un jouet car elle a arrêté de sucer son pouce. Margaux en profite pour commencer et arrêter de sucer le pouce dans le magasin pour avoir aussi un cadeau.

Deuxième jour de pause, nous faisons la visite organisée et chronométrée des îles flottantes et de leurs habitants. Les temps forts sont:

  • Le guide nous apprends à dire “bonjour” en langue locale.
  • Nous disons tous “bonjour” en chœur aux dames qui nous accueillent sur l’île familiale.
  • Le chef de famille nous explique le mode de vie et de construction des îles.
  • La famille mal à l’aise chante des chansons aux touristes mal à l’aise.
  • Un membre de la famille nous fait visiter sa maison / exposition d’artisanat.
  • Nous prenons le bateau en roseau appelé Mercedes-Benz pour aller sur ce qui nous est annoncé comme l’île “capitale” (mais nous sommes passés en bateau devant une dizaine d’îles “capitale”).
  • La petite fille de la famille chante des chansons sur le bateau dans toutes les langues. Pour nous ça sera “Alouette, gentille alouette”.

Au final, c’était quand même beau et intéressant, mais on ne sait pas si ces îles vivent grâce au tourisme, comme le dit le guide, ou que pour les touristes. Après ce genre de visite, on sait pourquoi on aime voyager par nos propres moyens.

De retour en ville, il y a une grande fête avec un défilé folklorique le matin et le défilé de danse des étudiants de l’université le reste de la journée. Les étudiants sont déguisés en monstres, un peu comme les guggens chez nous. Les étudiantes ont des costumes très courts qui réjouissent le public masculin. Les vendeurs de bières se réjouissent aussi, les nettoyeurs de rue un peu moins.

Au troisième jour de pause, dans nos trajets en tuktuk, nous avons vu une salle de jeux. Quel bonheur, les filles peuvent y jouer, pendant que nous préparons l’itinéraire vers la Bolivie et buvons un café.

Nous trouvons aussi enfin le trou dans le matelas de Margaux. Les matelas ne doivent pas être prévus pour la gymnastique en tente.

Enfin nous repartons en suivant de près ou de loin les rives du Titicaca. A Juli, il y a une plage et une place de jeux, nous décidons d’y rester pour la nuit même si il est encore tôt. Nous croisons deux fois un même monsieur. La première fois, il offre aux filles du lait (ici en boîte de conserve). La deuxième fois, il nous fait embarquer dans une voiture qui nous emmène dans une pizzeria pour que nous puissions boire un Pisco sour (cocktail).

Le lendemain papa est en petite forme, mais on rallie quand même la dernière ville péruvienne avant la frontière. Papa profite de la chambre et des toilettes à 7.50chf pendant que les filles vont goûter et souper. Le poulet de la veille n’était sûrement pas assez cuit…

Une toute petite étape nous fait passer la frontière, sans encombre, et rejoindre Copacabana, première ville Bolivienne. C’est pas papa qui se plaint d’arriver tôt à l’hôtel.

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