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Melipeuco – Malalcahuello

On repart de Melipeuco bien reposé. On veut traverser le parc national Conguillio. A l’entrée du parc, on fait semblant de ne pas savoir qu’il fallait payer l’entrée sur internet. Ça fonctionne. On peut rentrer gratuitement. Le paysage vaut le détour. On traverse des champs de laves, on voit une grande résurgence d’une rivière souterraine, passe à côté de petits lacs, traverse une forêt d’araucanias mais le sommet du volcan Llaima reste caché. La route est en gravier et en sable, ça nous fait travailler l’équilibre. Papa jure quand même un peu. On arrive au camping avec un jour d’avance, on pensait s’arrêter avant, mais le camping prévu était fermé. Cette fois-ci, on ne peut pas éviter de payer le camping le plus cher de notre vie.

Grand beau pour la journée de détente dans le parc, Maman va courir sur une arrête pour nous ramener des photos du volcan. Papa va courir dans la forêt pour repérer la suite de la route: plusieurs cyclistes allemands nous on dit: “Unmöglich für euch! Wir haben das Fahrrad den ganzen Tag geschoben”. Il n’en faut pas plus pour nous donner envie d’essayer. Charline et Margaux font deux fois le sentier didactique de la cascade, une fois le matin avec papa et une fois l’après-midi avec maman puis jouent au lac. On a pas de soucis pour les endormir.

“Für Velociraptoren ist nichts unmöglich”. On sort au col après 1h30 de montée raide dont quelques portions à pousser. Ce n’est pas une partie de plaisir, mais avec tous les avertissements, on s’attendait à pire. On se récompense avec des bonbons au bord du lac. Puis, on entame la descente en passant droit devant le volcan. On doit faire attention dans les gros graviers mais, en tout cas à la descente, ce n’est pas si terrible. On rejoint Curacautin pour se cacher dans un hôtel en prévision de la pluie.

On profite de la journée de pause pour décider de ce qu’on va faire de nos deux dernières semaines de vélo. On nous a déconseillé de rallier l’océan car il y a trop de trafic, avancer vers Santiago par le centre ne nous semble pas très intéressant mais ferait joli sur notre carte. Au final, on décide donc de faire une boucle en Araucanie entre les volcans où les paysages sont magnifiques et les places de camping faciles à trouver.

On commence par rallier Malalcahuello et sa réserve nationale. Une voie cycliste a été aménagée sur une ancienne voie ferroviaire. On trouve un super camping avec jeux et rivière. On y reste deux nuits.

Papa et maman vont chacun à leur tour en vélo au pied du volcan Lonquimay pour apercevoir le cratère Navidad. Sans nos sacoches, on a l’impression de voler. Depuis là-haut, on aperçoit d’autres volcans dont un qui fume. Le paysage vaut vraiment les 800m de dénivelé. Pendant ce temps, le reste de la troupe profite de la place de jeux du village et du camping.