La Turquie sera notre dernier voyage en couple pour quelques années.
Nous avons entendu beaucoup de bien de ce pays par de nombreux cyclotouristes. Timothée y avait aussi fait un court séjour pour y faire du ski de randonnée.
Comme d’habitude, nous n’avons pas d’itinéraire bien défini. Nous allons partir de Samsun, au bord de la mer noire et rallier la Cappadoce. Entre deux, on verra bien.
Nous longeons quelques jours la mer noire en direction de l’Ouest. C’est pas très intéressant et nous avons beaucoup de vent de face. Claire se remet aussi d’un trail qu’elle a fait avant notre départ. Après 3 jours il lui faut déjà faire une pause car les jambes ne suivent pas.
Dès que les jambes sont là, nous décidons de prendre plein Sud, ce qui veut dire attaquer les cols. Avec la chaleur, c’est difficile. Mais les paysages valent le détour.
De l’autre côté, c’est plus désertique. Nous arrivons aussi dans la partie culturelle de notre voyage avec la visite de ruines de cités Hittites. Nous traçons dans des paysages peu variés pour rejoindre la Cappadoce. On peut faire les fiers en Valais avec nos trois pauvres “cheminée de fées” sur la route d’Evolène. En Cappadoce, il y en a des milliers et certaines ont été aménagées en habitations. Nous nous joignons aux autres touristes pour visiter les villes souterraines et les cités troglodytes.
Après quelques jours de tourisme, nous reprenons la route vers notre destination finale Kayseri. Comme nous avons encore du temps devant nous, nous passons par la station de ski du Mont Erciyes. Le col est à 2200m, le sommet à 3800m. Sur la route, bus, motos et finalement une remorque pour vélo s’arrêtent pour nous proposer de nous faciliter le trajet. Pas question, nous voulons tirer nos bagages et nos vélos jusqu’en haut.
Arrivés en haut, nous comprenons mieux le passage de la remorque à vélo. Un festival de vélo “Festa 2200” y a lieu. Nous trouvons une place dans le camping et passons une soirée à discuter voyages à vélo en buvant du vin de cerise.
Nous avons été très bien accueillis par les turques avec qui nous avons pu échanger en allemand. Dans chaque famille, quelqu’un y a habité. C’était l’occasion de partager de nombreux “çai”, petits thés noirs très sucrés.
