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La Paz – Patacamaya

Après ces vacances, nous sommes impatients de remonter en selle. Nous faisons un départ tardif car nous devons d’abord aller rechercher l’appareil photo de la révision (toujours pas de miracle), puis passer à la poste où la vanne du matelas n’est pas arrivée. On fait donc une petite étape jusqu’à Viacha où nous reprenons nos essais des toboggans les plus effrayants d’Amérique du sud.

On continue la douce montée vers Corocoro et nous campons un peu après Comanche et sa gare désaffectée. Margaux nous réserve une crise qui réveille les chiens des fermes voisines. Les fermiers balayent la campagne avec des lampes pour voir ce qui se passe. On peut faire mieux au niveau de la discrétion.

On rejoint la ville minière de Corocoro en fin de matinée et nous quittons la route goudronnée pour une soixantaine de km. On ne sait pas exactement ce qui nous attend car les seules informations que nous avons trouvées sur cette route datent de 10 ans. En théorie, selon la carte, ça doit être une “grande” route.

Effectivement, depuis le passage de nos prédécesseurs, une route non goudronnée a été construite et les enfants ne jettent plus de pierres sur les cyclistes. A moins qu’ils ne soient à l’école pendant notre passage.

Une grosse journée de piste avec un petit col nous amène à Patacamaya. Nous y faisons deux nuits, le temps de changer la deuxième fermeture éclair de la charette et faire une lessive. Apparemment, le seul intérêt de la ville est le charkequekan, de l’effiloché de lama sur un lit de maïs cuit à l’eau accompagné d’un œuf cuit dur et d’un bout de fromage.

Album photo