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Temuco – Santiago, générique de fin

Arrivés à l’hôtel de Temuco, on commence directement les missions. La première est de trouver l’agence de livraison qui pourra emmener nos vélos à Santiago et les garder jusqu’à notre vol. La seconde est de trouver des cartons d’emballage de vélo. Les contacts pris à l’avance nous permettent de les trouver facilement. Les transporter est une autre histoire. Papa les ramène tant bien que mal en les tenant sur le vélo d’une main et en guidant le vélo de l’autre. C’est assez pour aujourd’hui, on les emballera demain!

On reprend les missions. Maman va acheter les billets de bus et le papier film. Papa perfectionne sa technique en attachant les cartons sur la charette pour traverser la ville. On démonte et emballe les vélos dans le hangar du transporteur pendant que les filles jouent dans les cartons et que les transpalettes nous tournent autours. A midi et demi, c’est emballé, pesé, payé, on a mérité le dîner. Il nous reste un jour et demi pour visiter Temuco et ses places de jeux et pour nous rendre présentables (coupe de différents poils, nouvelles chaussures, lessive).

On se rend compte qu’il faudra reprendre l’éducation de nos filles quand Margaux met un bout de poulet dans sa poche en partant du restaurant, puis quand quelques jours plus tard elle hurlera “caca-boudin” dans les rues de Santiago.

On prend le bus à 22h pour arriver à Santiago à 06h. À cette heure, la ville n’est pas très accueillante. On trouve quand même un Starbucks ouvert. Le check-in de notre appartement est à 15h. On est crevé, la journée va être longue. On commence par aller dans un café-jeux dans un quartier chic. On détonne un peu avec nos habits de sport décolorés parmis les polos et les robes d’été. Un shopping, une place de jeux, un dîner plus tard, on est bien content de prendre possession de l’appartement.

On fait découvrir le métro à nos filles à l’heure de pointe avec ses odeurs, les sans-abris et un pickpocket qui ouvre la poche de maman (heureusement elle le sent et rattrape son natel de justesse). Ça nous change des montagnes.

On va encore faire du shopping pour avoir des jolis habits pour l’avion, visiter le zoo, prendre le funiculaire, tremper les jambes dans la piscine froide sur le toit de notre tour et… visiter de nombreuses places de jeux.

Générique de fin:

Margaux à la distribution des sardines et à l’animation

Charline au démontage de la tente, à l’organisation des activités “jouer au bébé, au chien, à la vache”, à l’assistance au pédalage du Pino

Claire aux contacts sociaux, à la tenue du porte-monnaie, à la conduite du Pino, démontage de la tente, à l’habillage des filles, à l’infirmerie et au brossage des dents

Tim à la cuisine, à la navigation, à la rédaction web, à la conduite de la charette, aux petites réparation

Équipe logistique:

Tata Clémence à la gestion des factures

Tonton Guérin au gardiennage de la maison

Remerciements

Un grand merci:

  • à vous de nous avoir lu,
  • à nos familles d’avoir accepté notre voyage,
  • à nos employeurs de nous avoir permis de prendre congé

Bonnes fêtes, nous nous réjouissons de vous revoir.

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Malalcahuello – Temuco

On repart de Malalcahuello en longeant l’ancienne ligne de train jusqu’au tunnel qui est maintenant utilisé pour le traffic routier. A sens unique sur 5km, il est interdit aux vélos. On se croirait dans Pékin Express. Durant les 15 minutes du feu rouge, on doit chacun trouver un véhicule et charger nos vélos. Toutefois, avec tous les pick-up qu’il y a sur les routes, ce n’est pas trop difficile. De l’autre côté, l’ancienne voie est à nouveau aménagée pour les vélos, c’est plat et agréable à rouler. Après 20km, la voie cyclable s’arrête et c’est moins rigolo, on doit recommencer à pousser fort sur les jambes dans les côtes. On arrive encore dans un super camping au bord de la rivière avec un petit ruisseau pour les filles.

On remonte le Rio Biobio qui nous mène tout près de la frontière argentine. Le paysage s’adoucit loin des volcans. Les collines sont plus rondes et moins hautes. Le ciel s’assombrit en début d’après-midi et le tonnerre se fait entendre. On monte la tente en urgence dans un parc à chevaux et on attend que l’orage passe. On reste une heure, en plein après-midi, dans 4m2. En plus, après bientôt 6 mois, la tente n’est plus totalement imperméable aux coutures. Heureusement, que l’orage ne dure pas trop longtemps.

En remontant la vallée, on arrive à l’altitude des araucarias. Ces conifères ne se trouvent que dans cette région et autours de quelques villas à Fully et Chamoson. Leurs pignons étaient un des aliments principaux des peuples indigènes. Ça fait plusieurs jours qu’on mange des sandwichs à dîner. En se rapprochant d’Icalma, on se réjouit de goûter un plat à base de pignons. Dans ce petit village frontière touristique, tous les restaurants sont fermés. On ne trouve qu’un hamburger viande-pain et des frites. On y reste quand même une nuit pour profiter du lac à défaut de profiter de la gastronomie.

On attaque notre dernier col du voyage. Du gros gravier, de la taule ondulée, des montées raides, il fallait qu’on s’en rappelle. La descente est du même type, mais plus longue. On gaspille toute notre altitude, durement acquise en quatre jour, en une demi-journée. On termine notre tour d’honneur en retournant à Melipeuco. Les filles se réjouissent de retrouver Antonella et son trampoline.

On commence à planifier nos deux dernières semaines et surtout le transport des vélos. On ne veut arriver ni trop tôt, ni trop tard dans les grandes villes. Alors, nous restons trois nuit à Melipeuco. Cette fois-ci nous allons voir un concours de rodéo. Les cow-boys doivent guider des jeunes taureaux dans une arène. De retour au camping, Charline, sur un cheval de bois, fait du rodéo avec les chats du voisinage.

On retourne au camping de Cunco où le propriétaire nous déconseille de prendre la route la plus directe pour Temuco. On pensait faire deux dernières petites journées. On en fera une grande et une moyenne. La bonne surprise de ce nouvel itinéraire est le dernier camping où il y a un château gonflable, un trampoline, une piscine et une sortie d’école. Les filles sont heureuses. Et nous aussi, pendant qu’elles jouent, la voisine nous apporte cafés, gâteaux et tartines.

Temuco nous attend à 30km dont une 20aine d’autoroute. Sauf qu’après 1km d’autoroute, Claire décide que c’est quand même dangereux, même si c’est autorisé, et que ça serait dommage de terminer par un accident sur l’autopista. On s’arrête dans une aire d’autoroute et on requisitionne une camionnette. Il nous restera plus qu’à rouler jusqu’à l’hôtel.

Et c’est ainsi que se termine le voyage à vélo et que commence le trajet du retour, dont la partie la moins agréable du voyage, l’emballage et l’envoi des vélos. Ce sera le prochain article.

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