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Malalcahuello – Temuco

On repart de Malalcahuello en longeant l’ancienne ligne de train jusqu’au tunnel qui est maintenant utilisé pour le traffic routier. A sens unique sur 5km, il est interdit aux vélos. On se croirait dans Pékin Express. Durant les 15 minutes du feu rouge, on doit chacun trouver un véhicule et charger nos vélos. Toutefois, avec tous les pick-up qu’il y a sur les routes, ce n’est pas trop difficile. De l’autre côté, l’ancienne voie est à nouveau aménagée pour les vélos, c’est plat et agréable à rouler. Après 20km, la voie cyclable s’arrête et c’est moins rigolo, on doit recommencer à pousser fort sur les jambes dans les côtes. On arrive encore dans un super camping au bord de la rivière avec un petit ruisseau pour les filles.

On remonte le Rio Biobio qui nous mène tout près de la frontière argentine. Le paysage s’adoucit loin des volcans. Les collines sont plus rondes et moins hautes. Le ciel s’assombrit en début d’après-midi et le tonnerre se fait entendre. On monte la tente en urgence dans un parc à chevaux et on attend que l’orage passe. On reste une heure, en plein après-midi, dans 4m2. En plus, après bientôt 6 mois, la tente n’est plus totalement imperméable aux coutures. Heureusement, que l’orage ne dure pas trop longtemps.

En remontant la vallée, on arrive à l’altitude des araucarias. Ces conifères ne se trouvent que dans cette région et autours de quelques villas à Fully et Chamoson. Leurs pignons étaient un des aliments principaux des peuples indigènes. Ça fait plusieurs jours qu’on mange des sandwichs à dîner. En se rapprochant d’Icalma, on se réjouit de goûter un plat à base de pignons. Dans ce petit village frontière touristique, tous les restaurants sont fermés. On ne trouve qu’un hamburger viande-pain et des frites. On y reste quand même une nuit pour profiter du lac à défaut de profiter de la gastronomie.

On attaque notre dernier col du voyage. Du gros gravier, de la taule ondulée, des montées raides, il fallait qu’on s’en rappelle. La descente est du même type, mais plus longue. On gaspille toute notre altitude, durement acquise en quatre jour, en une demi-journée. On termine notre tour d’honneur en retournant à Melipeuco. Les filles se réjouissent de retrouver Antonella et son trampoline.

On commence à planifier nos deux dernières semaines et surtout le transport des vélos. On ne veut arriver ni trop tôt, ni trop tard dans les grandes villes. Alors, nous restons trois nuit à Melipeuco. Cette fois-ci nous allons voir un concours de rodéo. Les cow-boys doivent guider des jeunes taureaux dans une arène. De retour au camping, Charline, sur un cheval de bois, fait du rodéo avec les chats du voisinage.

On retourne au camping de Cunco où le propriétaire nous déconseille de prendre la route la plus directe pour Temuco. On pensait faire deux dernières petites journées. On en fera une grande et une moyenne. La bonne surprise de ce nouvel itinéraire est le dernier camping où il y a un château gonflable, un trampoline, une piscine et une sortie d’école. Les filles sont heureuses. Et nous aussi, pendant qu’elles jouent, la voisine nous apporte cafés, gâteaux et tartines.

Temuco nous attend à 30km dont une 20aine d’autoroute. Sauf qu’après 1km d’autoroute, Claire décide que c’est quand même dangereux, même si c’est autorisé, et que ça serait dommage de terminer par un accident sur l’autopista. On s’arrête dans une aire d’autoroute et on requisitionne une camionnette. Il nous restera plus qu’à rouler jusqu’à l’hôtel.

Et c’est ainsi que se termine le voyage à vélo et que commence le trajet du retour, dont la partie la moins agréable du voyage, l’emballage et l’envoi des vélos. Ce sera le prochain article.

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