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Yauri – Puno en passant par le point culminant du voyage

Départ frais à Yauri pour nous mettre dans l’ambiance. Heureusement, comme chaque jour, vers 09h, on peut déjà enlever la veste. On avance rapidement sur cette route qui est presque neuve. Après une 60aine de kilomètres, on atteint le pied du col où on campe dans la plaine. On se dépêche de monter la tente car un orage arrive. Ouf, on reçoit 4-5 flocons de neige, mais l’orage reste au loin. On a bien fait de faire un jour de pause à Yauri. Un jour plus tôt, on aurait été pris dans l’orage dans la montagne.

On attaque le col, 550m de dénivelé nous attendent pour atteindre le sommet à 4750m. Il fait grand beau, le paysage est magnifique. À 4500m, on regarde, avec une larme à l’oeil, un cycliste avec un vélo de route nous dépasser. Un peu plus loin, un renard andin étonné, nous regarde depuis le bord de la route (cherchez-le sur la photo). Surprise, les derniers kilomètres ne sont pas goudronnés. Pour ajouter au plaisir, un cantonier inquiet nous avertit que l’on va croiser une dizaine de convois de dix camions. On atteint le col en début d’après-midi sous les acclamations d’une foule d’alpagas et de lama. La descente sur Condoroma est splendide (lorsque l’on aperçoit le paysage entre les camions). On dort dans cette petite ville à 4650m. On était inquiet de monter si haut, mais l’acclimatation et la coca aidant, nous avons tenu le choc.

Il fait bien froid au départ de Condorama. On boit une tisane servie au bord de la route pour attendre que le soleil chauffe. Les convois de camions continuent, mais dans l’autre sens. Ils se sont rechargés de minerais et repartent vers le port. On traverse 70km de Pampa vallonnées mais on descend peu: on campe à 4500m.

Nous nous sommes cachés profondément dans nos sacs pendant la nuit, mais ça vaut le coup. Une journée magnifique entre les lacs et les flamands roses nous attend. Il faut quand même passer deux petits cols pour rejoindre le bassin versant du Titicaca et la petite ville de Santa Lucia et sa place de jeux étonnante et un peu effrayante.

  • Mets tes gants Margaux.
  • Non je mets les mains dans les poches.
  • Comment tu vas faire coucou aux Alpagas?
  • Comme ça avec la bouche : “Coucou”!

C’est pas toujours facile, mais elles nous font bien rire.

Un maca à Santa Lucia pour se réchauffer et départ. On commence par descendre la vallée, on dine dans une petite ville en fête. Ici aussi les fanfares aiment bien boire un verre, ça distille sur la place. Nous nous arrêtons camper sur le terrain de foot à proximité du site historique de Sillustani. Malgré la permission des gardiens du parc et de la propriétaire, nous nous faisons réveiller par le gardien de nuit. Papa est content de lui expliquer le voyage et montrer le matériel en pyjama.

Nous visitons le site de bonne heure, puis nous rejoignons le lac Titicaca et Puno. Puno est une ville en forte pente. Papa part en glisse dans une rue en béton. Le marchand de jus d’orange doit venir l’aider à retenir la charrette et rebrousser chemin.

Après ce beau détours par la montagne, tout le monde est content des jours de pause à venir.

Album photo

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Pisac – Yauri

Et c’est reparti, après le tourisme, on remonte en selle et on remonte la vallée sacrée. C’est une journée “place de jeux”: un arrêt direct le matin à la sortie de Pisac: une place flambant neuve, l’après-midi sur la route: une place délabrée dont seul le manège est fonctionnel et pour finir en beauté, une énorme place en état satisfaisant à côté du lac à l’arrivée à Urcos.

De Urcos à Checacupe, nous roulons bien. On arrive de bonne heure à Checacupe et les filles y trouvent une belle place de jeux. On visite l’attraction touristique, trois ponts sur la rivière : un pont moderne, un pont traditionnel en branches tressées de cuir et le pont historique en pierres. Honnêtement, en y regardant de plus près, on ne sait pas auquel faire le plus confiance.

Une autre journée facile le long de la rivière nous permet de rejoindre la ville de Sicuani. En chemin et en ville, on va voir dans chaque garage de moto et quincaillerie si ils ont un joint pour notre matelas, sans succès.

On a envie de remonter en montagne pour camper et voir d’autres paysage. On remplit donc nos sacoches, vérifie les étapes et la météo, analyse la carte, ça va monter haut. Il faut s’attendre à des températures négatives la nuit…

On attaque donc la route de traverse avec un premier col à 4300m. Après 3 jours de “plat” ça fait mal aux genoux. Le soir, Claire demande la permission pour camper à côté d’une maison dans la campagne. Nous sommes contents de s’être éloignés de l’itinéraire classique. Il y a de beaux paysages et moins de traffic. On retrouve presque avec plaisir les camionneurs et les grands bus.

Une journée vallonnée à 4000m nous amène dans la petite ville de Yauri. On sent les effets de l’altitude, une bonne excuse pour tester les feuilles de coca à chiquer. On décide d’y faire un jour de pause avant de poursuivre vers le lac Titicaca par un col à 4750m.

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Maras – Pisac (Cusco)

Une petite journée de vélo nous amène de Maras à Pisac, petite ville très touristique, connue pour ses ruines, son marché artisanal et ses stages d’expériences chamaniques (avec des substances hallucinogènes). C’est un peu un “Magasin du monde” géant, il y a un grand marché d'”artisanat” à la sortie des ruines et les mêmes boutiques se retrouvent encore en quantité dans les rues. En ville, seuls les touristes, mais presque tous les touristes, portent des habits péruviens: ponchos, bonnets, chapeaux, bracelets ou ceintures. On y croise aussi de nombreux “roots” qui ont dû s’échapper du camping du Paléo festival des années 2000 (cherchez John Lennon dans les photos). Bon, on y achète quand même un bonnet pour Charline et un bracelet pour chaque fille.

Les villes touristiques, c’est aussi le plaisir coupable de boire des vrais cafés pour le prix d’un repas au marché.

Le 4 août c’est l’anniversaire de Charline. Le matin, on visite le site de Pisac. Une descente de 2h30 au travers des ruines Inca. On est au sommet de bonne heure et on est quasiment seuls dans la descente. Ça sera notre Machu Picchu. En effet, il n’y a plus de billets disponibles pour le Machu Picchu. De toute manière, ça semblait difficile d’y aller avec les filles.

Pendant la sieste, papa et maman parcourent la ville de long en large pour trouver un gâteau et un cadeau. Ça sera un cake au chocolat et une trousse de docteur. Un cadeau comme on les aime: du plastique pas solide et de l’électronique inutile.

Dernière journée de “pause”, on monte à Cusco en minibus. Le seul vrai but est de trouver un kit de réparation pour la vanne d’un matelas. C’est un échec. Le revendeur n’a pas le kit. Quelqu’un devra se geler les fesses jusqu’à la prochaine occasion.

On se réjouit de se remettre en selle en direction du lac Titicaca.

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Limatambo – Maras

Les filles sont réveillées à 06h grâce au coq qui vit derrière la fenêtre de notre hôtel. Avec un départ d’aussi bonne heure, peut-être arrivera-t-on à faire les 1100m positifs qui nous séparent du dernier col avant la vallée sacrée? A 10h, nous nous arrêtons manger un “déjeuner”. On ne voit pas bien la différence avec un dîner, si ce n’est qu’il n’y a pas de soupe en entrée mais un café. Rolf nous rattrape et mange avec nous.

Le Saltankay, 6200m, se découvre dans la montée. On arrive au col à 13h et glissons avec Rolf vers le prochain village pour y dormir.

Le lendemain nous rejoignons la vallée sacrée après une bonne pause “truite” au bord d’un lac. Notre premier but est atteint après environ 700km et 12000m positifs.

Arrivés à l’hôtel à Maras, il nous reste assez de temps pour aller visiter le site Inca de Moray: un site qui leur permettait de tester des variétés de céréales dans les microclimats créés avec des terrasses concentriques de différents niveaux.

Le lendemain, après un déjeuner sur le marché : sandwich au fromage, à l’avocat ou au poulet et boisson au maca (super aliment qui arrive à la mode chez nous), nous allons visiter les salines de Maras. Nous arrivons juste un peu avant les hordes de touristes qui arrivent de Cusco en minibus.

En quittant l’hôtel, la dame nous demande si les filles vont bien. Nous répondons que oui. Même la petite? Avec notre espagnol bredouillant nous ne pouvons pas lui expliquer que la petite est une chouineuse-criseuse professionnelle et c’est pour çà qu’elle pleure souvent !

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Abancay – Limatambo

Au menu, le premier des deux cols qui va nous amener dans la vallée sacrée.

Avant le départ, papa est envoyé chercher du pique-nique. Il revient avec du pain, des chips de patates douces, une boîte de pâte à tartiner végétale et de la pâte à tartiner aux poivrons… Il s’avérera que c’était du boudin en boîte et de la sauce au piment! Il mangera tout seul du boudin au piment, les filles mangeront des tartines au pain.

Avec nos globules rouges aux limites acceptées par l’UCI, nous attaquons le premier col. Malgré tout, au 2/3 de la montée, nous nous arrêtons dormir sur le terrain de foot du seul village et le seul plat de l’ascension.

Le lendemain, on termine la montée au col. On fête ça avec un biscuit devant une chapelle. Sur la descente, on visite notre premier site inca. Encore plus bas, on s’arrête dormir dans une école / bed and breakfast / camping tenu par un couple belgio-péruvien. La vue y est magnifique. On décide d’y rester un jour de plus pour faire une marche jusqu’aux points de vue sur le canyon de l’Apurimac.

Claire va acheter au marché des petits pains pour le pique-nique. “Au fromage” dit la dame. “Ah des pains fourrés au fromage? Encore mieux, j’en prends 6!… 30 soles? Un peu cher pour du pain… Bon on sait que le fromage est cher c’est donc sûrement normal…et ça a l’air un peu lourd” pense Claire. Arrivé au sommet de la montagne, on a faim. Charline croque à pleines dents dans son pain et fait une grimace. On se retrouve avec quatre biscuits, des pruneaux secs et six fromages ultras salés pour le diner….

Heureusement, la marche, la vue et une rencontre avec le condor rattrapent le pique-nique râté.

Pour la suite, notre point de départ Acuhasi et notre point d’arrivée Limatambo sont à la même altitude, mais nous devons descendre à la rivière 500m plus bas entre deux. Selon nos restes de physique, si on prend bien l’élan, on devrait remonter de l’autre côté sans pédaler!? C’est loupé, sûrement à cause d’une crevaison qui a coupé notre élan. Non seulement on doit pédaler, mais en plus les mouches arrivent à nous suivre et nous piquer.

Nous croisons nos premiers collègues cyclistes. Le plus courageux: un péruvien qui nous a rattrapé avec un vieux vtt customisé avec un porte-bagage et un panier à l’avant. Puis Rolf nous rattrape dans la descente dans le canyon. C’est un retraité suisse qui arrive de Seattle! On fera la montée vers Limatambo et la soirée avec lui.

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Chalhuanca – Abancay: l’échappée descend le Rio Lambrama

On continue à se laisser glisser le long du Rio Lambrama. Enfin, le matin ça glisse. Dès 10h30, le vent de vallée se lève et il faut quand-même appuyer sur les pédales. On s’arrête dans une aire “écotouristique” et on campe sur le terrain de volley. Nous sommes littéralement entourés de coqs, attachés à tous les coins du terrain… Nous savons comment nous serons réveillés. Au restaurant, nous pouvons enfin commander un cochon d’Inde (cuy) pour Charline. Il est entier, ouvert en deux. Pas sûr qu’on en recommandera, c’est deux fois plus cher que la truite et la peau bien plus caoutchouqueuse.

Encore une grosse journée pour rejoindre Abancay: 30km de descente et 15 de montée avec beaucoup de traffic. Ce qu’on sait pas encore, c’est qu’à chaque pause, on se fait dévorer par des mouches de sable. On va subir les démangeaisons plein les jambes les prochains jours. Margaux trouve que c’est le moment de faire une longue crise car elle veut mettre ses gants par 25°.

Claire voit des petites taches roses sur le ventre et le dos de Margaux, elle a probablement eu la roséole et pas le mal des montagnes ces jours passés.

Les rentrées en ville, c’est jamais très agréable, le traffic, la poussière, les déchets, le bruit. Comme ici c’est en pente, on peut en profiter plus longtemps… On passe tous les stades de la rentrée en ville, stands de nettoyage de véhicules, garages de camions, commerces de construction, garages de voitures, magasin de batteries et de tuning et enfin le centre ville et les hôtels.

On tombe sur un joli hôtel avec petit déjeuner, on décide d’y rester trois nuits pour que tout le monde puisse se reposer et profiter de faire autre chose que du vélo. Ça tombe bien, on trouve un salón de juego pas loin. Les filles s’y défoulent deux heures chaque jour pendant qu’on se relaie pour faire les courses ou qu’on planifie la suite du voyage: rejoindre la vallée sacrée en commençant par 35km et 1500m de dénivelé pour atteindre le premier col.

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Puquio – Chalhuanca: on remonte dans la pampa

Nous devons monter sur un haut plateau de pampa et naviguerons entre 4100 et 4500m. Au départ de Puquio, le vent de face nous annonce la couleur pour les prochains jours. Il ne nous quittera que le dernier jour.

Charline trouve un plumeau de roseau avec lequel elle nettoie la route. Margaux est tombée en amour de deux savons piqués à l’hôtel, elle ne les lachera plus, jusqu’à l’hôtel suivant. Avec son plumeau Charline salue les camions de poules, ça nous change des camions d’essence.

Nous commençons par un premier bivouac sur d’anciens emplacements de baraquements. Puis nous arrivons aux lacs. Ici, dilemme, doit-on privilégier un campement dans une petite vallée à l’abri ou un campement bucolique face à un lac mais au vent? C’est le lac qui est choisi, ce qui nous offre des belles photos et un quatre heures sur les rives. Mais au matin… on se croirait à la Brévine en hiver. Ça sera notre première nuit par températures négatives sous la tente.

Ces lacs sont riches en truites, ce qui nous offre de délicieux diners. Les restaurants sont idéalement placés pour qu’on les atteigne à 10h30.

On continue avec deux bivouacs dans des vallées à alpagas (domestiques). On en croise d’immenses troupeaux. On croise aussi leurs cousines les vigognes (sauvages) et de drôles de lapins-écureuils appelés viscache. Cependant, aucun animal ne vient nous déranger, même lorsque l’on campe non loin d’un cimetière de pattes d’alpagas.

Margaux est un peu patraque, on ne sait pas si c’est l’altitude, le soleil ou autre chose. Pour notre dernière étape d’altitude, le vent tombe. Après les derniers kilomètres à monter et descendre la pampa, la descente est spectaculaire, nous nous laissons glisser 40km. Nous sommes heureux de trouver un hôtel avec de l’eau chaude après ces quatre bivouacs. Tout le monde en a bien besoin. Seul bémol, le restaurant de truite repéré dans l’après-midi se transforme en restaurant de poulet le soir venu. Quelle déception. Moins de déception pour Charline qui goute son premier gosier bien cuit dans la soupe. Il faut dire qu’elle est assez ouverte à la dégustation de viandes. Les chicharons d’alpagas ne vous dirons pas le contraire.

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Nazca – Puquio

Nous partons de 500m pour atteindre 4200m sur une centaine de km. Tout ce versant de montagne est désertique, il fait chaud et les rivières sont à sec. Nous avons quand même de beaux bivouacs avec de magnifiques couchés de soleil.

On nous a averti que sur la première partie, une quarantaine de km, il n’y a pas de ravitaillement. Alors nous dévalisons la première gargote après notre premier bivouac: boissons énergétiques, sodas, thés, biscuits et recharge des vaches à eau pour le prochain bivouac.

Lorsque l’on atteint les 3500m, la température se rafraîchit et on arrive sur une Pampa protégée par un parc national. On y voit nos premières vigognes. On profite de dormir dans les dortoirs du parc pour repousser notre première nuit en dessous de 0° sous tente. On visite le musée, une collection d’animaux empaillés plus ou moins réussis et plus ou moins mités. On imaginait pas que toute cette faune vivait dans cette prairie, ni que c’était peut être un puma qui avait mangé notre poubelle et fait tomber le vélo lors de la nuit précédente. Charline et Margaux jouent tout l’après-midi avec Michaela la fille de la guide du musée. Elle pleurera à chaudes larmes au moment des adieux, trop triste que Charline ne reste pas jouer plus longtemps.

Une petite matinée nous amène au col à 4200m et la descente sur l’autre versant nous en met plein la vue. On se réjouit de voir des paysages différents, plus de verdure et de l’eau dans les rivières.

Encore une petite journée et nous arrivons à Puquio qui est en fête. Les communautés locales défilent autour de la place centrale. C’est l’occasion de voir les costumes traditionnels et de déguster du fromage local.

On va y rester deux nuits, pour se recharger, faire une lessive et nettoyer les vélos.

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Paracas – Nazca

Enfin en selle! Nous commençons par une étape de 70km sur l’autoroute Panaméricaine pour rejoindre l’oasis de Huacachina et ses dunes. Le trafic est dense, mais la bande d’arrêt d’urgence confortable. Nous faisons une journée de pause à Huacachina pour avoir le temps d’escalader les dunes et de jouer au sable.

Pendant ce temps, les nombreux autres touristes font un tour en Buggy, du ski ou du parapente.

La suite du trajet passe par 90km de désert, nous décidons de prendre le bus pour s’éviter un bivouac incertain et une journée pénible. Et puis c’est toujours sympa de démonter le tandem quand les passagers et le chauffeur attendent.

Arrivés en bus à Palpa, nous rejoignons Nazca en vélo en s’arrêtant voir les nombreux géoglyphes disséminés dans le désert.

A Nazca, on se charge en eau et en nourriture, les choses sérieuses vont commencer.