Nous devons monter sur un haut plateau de pampa et naviguerons entre 4100 et 4500m. Au départ de Puquio, le vent de face nous annonce la couleur pour les prochains jours. Il ne nous quittera que le dernier jour.
Charline trouve un plumeau de roseau avec lequel elle nettoie la route. Margaux est tombée en amour de deux savons piqués à l’hôtel, elle ne les lachera plus, jusqu’à l’hôtel suivant. Avec son plumeau Charline salue les camions de poules, ça nous change des camions d’essence.
Nous commençons par un premier bivouac sur d’anciens emplacements de baraquements. Puis nous arrivons aux lacs. Ici, dilemme, doit-on privilégier un campement dans une petite vallée à l’abri ou un campement bucolique face à un lac mais au vent? C’est le lac qui est choisi, ce qui nous offre des belles photos et un quatre heures sur les rives. Mais au matin… on se croirait à la Brévine en hiver. Ça sera notre première nuit par températures négatives sous la tente.
Ces lacs sont riches en truites, ce qui nous offre de délicieux diners. Les restaurants sont idéalement placés pour qu’on les atteigne à 10h30.
On continue avec deux bivouacs dans des vallées à alpagas (domestiques). On en croise d’immenses troupeaux. On croise aussi leurs cousines les vigognes (sauvages) et de drôles de lapins-écureuils appelés viscache. Cependant, aucun animal ne vient nous déranger, même lorsque l’on campe non loin d’un cimetière de pattes d’alpagas.
Margaux est un peu patraque, on ne sait pas si c’est l’altitude, le soleil ou autre chose. Pour notre dernière étape d’altitude, le vent tombe. Après les derniers kilomètres à monter et descendre la pampa, la descente est spectaculaire, nous nous laissons glisser 40km. Nous sommes heureux de trouver un hôtel avec de l’eau chaude après ces quatre bivouacs. Tout le monde en a bien besoin. Seul bémol, le restaurant de truite repéré dans l’après-midi se transforme en restaurant de poulet le soir venu. Quelle déception. Moins de déception pour Charline qui goute son premier gosier bien cuit dans la soupe. Il faut dire qu’elle est assez ouverte à la dégustation de viandes. Les chicharons d’alpagas ne vous dirons pas le contraire.
