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Chalhuanca – Abancay: l’échappée descend le Rio Lambrama

On continue à se laisser glisser le long du Rio Lambrama. Enfin, le matin ça glisse. Dès 10h30, le vent de vallée se lève et il faut quand-même appuyer sur les pédales. On s’arrête dans une aire “écotouristique” et on campe sur le terrain de volley. Nous sommes littéralement entourés de coqs, attachés à tous les coins du terrain… Nous savons comment nous serons réveillés. Au restaurant, nous pouvons enfin commander un cochon d’Inde (cuy) pour Charline. Il est entier, ouvert en deux. Pas sûr qu’on en recommandera, c’est deux fois plus cher que la truite et la peau bien plus caoutchouqueuse.

Encore une grosse journée pour rejoindre Abancay: 30km de descente et 15 de montée avec beaucoup de traffic. Ce qu’on sait pas encore, c’est qu’à chaque pause, on se fait dévorer par des mouches de sable. On va subir les démangeaisons plein les jambes les prochains jours. Margaux trouve que c’est le moment de faire une longue crise car elle veut mettre ses gants par 25°.

Claire voit des petites taches roses sur le ventre et le dos de Margaux, elle a probablement eu la roséole et pas le mal des montagnes ces jours passés.

Les rentrées en ville, c’est jamais très agréable, le traffic, la poussière, les déchets, le bruit. Comme ici c’est en pente, on peut en profiter plus longtemps… On passe tous les stades de la rentrée en ville, stands de nettoyage de véhicules, garages de camions, commerces de construction, garages de voitures, magasin de batteries et de tuning et enfin le centre ville et les hôtels.

On tombe sur un joli hôtel avec petit déjeuner, on décide d’y rester trois nuits pour que tout le monde puisse se reposer et profiter de faire autre chose que du vélo. Ça tombe bien, on trouve un salón de juego pas loin. Les filles s’y défoulent deux heures chaque jour pendant qu’on se relaie pour faire les courses ou qu’on planifie la suite du voyage: rejoindre la vallée sacrée en commençant par 35km et 1500m de dénivelé pour atteindre le premier col.