Nous partons de 500m pour atteindre 4200m sur une centaine de km. Tout ce versant de montagne est désertique, il fait chaud et les rivières sont à sec. Nous avons quand même de beaux bivouacs avec de magnifiques couchés de soleil.
On nous a averti que sur la première partie, une quarantaine de km, il n’y a pas de ravitaillement. Alors nous dévalisons la première gargote après notre premier bivouac: boissons énergétiques, sodas, thés, biscuits et recharge des vaches à eau pour le prochain bivouac.
Lorsque l’on atteint les 3500m, la température se rafraîchit et on arrive sur une Pampa protégée par un parc national. On y voit nos premières vigognes. On profite de dormir dans les dortoirs du parc pour repousser notre première nuit en dessous de 0° sous tente. On visite le musée, une collection d’animaux empaillés plus ou moins réussis et plus ou moins mités. On imaginait pas que toute cette faune vivait dans cette prairie, ni que c’était peut être un puma qui avait mangé notre poubelle et fait tomber le vélo lors de la nuit précédente. Charline et Margaux jouent tout l’après-midi avec Michaela la fille de la guide du musée. Elle pleurera à chaudes larmes au moment des adieux, trop triste que Charline ne reste pas jouer plus longtemps.
Une petite matinée nous amène au col à 4200m et la descente sur l’autre versant nous en met plein la vue. On se réjouit de voir des paysages différents, plus de verdure et de l’eau dans les rivières.
Encore une petite journée et nous arrivons à Puquio qui est en fête. Les communautés locales défilent autour de la place centrale. C’est l’occasion de voir les costumes traditionnels et de déguster du fromage local.
On va y rester deux nuits, pour se recharger, faire une lessive et nettoyer les vélos.
