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Yala – Salta

Dès la sortie de Yala, la route se transforme en autoroute. Freinage d’urgence, papa dérape et ne passe pas loin de taper dans maman. A-t-on le droit de rouler en vélo ici? Par sécurité, on prend la route régionale et on se renseigne. Apparemment, c’est permis mais pas très agréable.

Nous avons deux missions aujourd’hui : rejoindre le camping d’El Carmen et trouver un Western Union dans la grande ville sur le chemin. Le premier Western Union, hors de la ville, peut nous donner l’équivalent de 300CHF, soit trois grosses liasses de 100 billets de 1000 pesos. On peut donc éviter le centre ville et passer par les banlieues huppées. On se croirait au Tessin, la végétation est luxuriante, les piscines à déversement pullulent devant les villas modernes en cubes de béton ou de style provençal.

Après une nuit dans l’énorme camping ou plutôt parc à grillade d’El Carmen, on attaque les deux petits cols qui vont nous amener à Salta. La route est sinueuse, en pente douce, dans la forêt et sans circulation. On prend beaucoup de plaisir, malgré une crevaison. Un groupe de touriste en mountain bike grimpe aussi le col. L’esprit de compétition revient, mais il n’y a pas de miracle, on arrive juste à ne pas se laisser trop distancer. De l’autre côté des cols, un camping avec une brasserie artisanale nous attend. On commence à devenir exigeants, on est déçu qu’il n’y ait pas d’herbe verte mais la bière compense cette déception.

On arrive avec un jour d’avance sur notre réservation Airbnb. On arrive tôt en ville et on en profite pour faire notre premier vrai restaurant en Argentine. Comme souvent quand on arrive en ville, on boit trop de café et on mange trop de pâtisseries.

On a beaucoup de chose à faire à Salta. Visiter la ville, manger une grillade, faire un tour en téléphérique, trouver une salle de jeux, faire faire la lessive, acheter des habits aux filles, jouer à la chasse au trésor Western Union, nettoyer ou faire le service des affaires de camping, faire changer un plateau du tandem. Pour compliquer tout ça, il y a deux jours fériés et un weekend sur nos jours de pause.

Avoir un appartement plutôt qu’un hôtel est très agréable. Les filles ont de la place et on peut cuisiner ce qu’on veut quand on veut.

Au quatrième jour de pause papa est content de partager sa tarte au citron avec les filles et maman ne termine pas sa forêt noire… Même si les tranches sont particulièrement grandes, c’est un signe, il faut reprendre la route.

On part en direction de Cafayate et ses vignobles.

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