On part par une belle journée de printemps de Bariloche. On longe le lac, il y a un poil trop de trafic, un poil trop de vent de face et le camping est un long poil trop cher (on va s’habituer à ces prix le long de la route des septs lacs) mais le paysage compense largement. On se réveille sous une petite averse. Elle annonce la couleur de la journée. Les éclaircies s’alternent avec les averses. On arrive à Villa la Angostura à l’heure de la grillade. La grillade pour une personne serait suffisante pour nous quatre mais on a aussi commandé un ragoût de cerf. Après tout ça, on pourrait penser qu’on n’a plus faim, mais Maman n’avait pas eu le temps de goûter les chocolats de la deuxième meilleure chocolaterie de Bariloche. Ça tombe bien, ils ont une boutique ici. Elle s’achète une boîte de 12 pralinés. A contre cœur, elle nous en donne un chacun. Papa doit en piquer un discrètement pour en avoir un deuxième.
La météo ne s’annonce pas terrible, on reste deux journées de plus à l’auberge de jeunesse. On en profite pour faire une promenade dans le parc Nahuel Huapi et visiter… les places de jeux et les cafeterias entre les averses.
On repart par une belle journée de printemps slalomer entre les lacs de la route des sept lacs. On fait une petite journée pour laisser les filles profiter du lac au camping.
Même programme pour le deuxième jour. Après 32km on arrive à un magnifique camping. Mais selon le propriétaire, la prévision météo des prochains jours n’est pas bonne. Alors on décide de pousser jusqu’au prochain camping, 12km et un peu de dénivelé plus loin. On manque la route du camping et essayons de passer par une route privée qui est bloquée à quelques centaines de mètres du camping. On doit rebrousser chemin et on apprend que le camping est fermé. Plus loin, tous les beaux endroits pour faire du camping sauvage sont interdits. On fait donc 9km et un peu de dénivelé supplémentaire jusqu’à une auberge qui ne veut pas nous préparer une chambre. Heureusement, iOverlander nous indique un camping sauvage non loin. On ne perd rien au change, on est dans un joli bosquet proche d’une rivière. Après plus de 50km et 800m de dénivelé, personne ne bronche pour aller au lit.
Les prévisions météo reçues n’étaient pas tout à fait justes, on a encore du grand beau, mais aussi le vent de face promis pour rejoindre San Martin de los Andes, notre dernière ville en Argentine. Nous y restons une journée, car le matin il pleut fort. L’après-midi, on tente deux fois de s’échapper prendre l’air pendant des éclaircies, les deux fois nous sommes rattrapés par des rafales de vent et des giboulées de neige. On espère que la route sera dégagée sur les cols qui vont nous amener au Chili!
