post

Patacamaya – Sajama

On prend le départ avec Len, une bolivio-espagnole, qui était dans le même hôtel que nous. Cependant, en milieu de matinée elle a des crampes d’estomac et rentre à Patacamaya. La fin de journée est difficile, le vent se lève et on peine à trouver un place de bivouac. Pour finir, on trouve une place de premier choix derrière des Chulpas, des tours funéraires construites entre 1200 et 1500. Les filles jouent à se faire peur en guignant les squelettes pendant que nous montons le campement. Le thermomètre tombe à -11 dans la tente durant la nuit.

Les filles jouent avec ce qu’elles trouvent au bord de la route: sable, cailloux, cuillères et bouteilles en plastique. Charline a trouvé deux gros bouts de pneus qui sont tour à tour des tapis de chien ou un ordinateur avec son clavier. Papa les oublie discrètement dès que possible… Elle les remplace alors par un fémur de lama, c’est moins encombrant. Elle parle aussi de plus en plus d’école et s’entraîne à écrire.

On la soupçonne de plus en plus d’être un lézard, on ne comprend pas comment elle peut ne pas avoir froid avec “que” son Odlo et son sac de couchage recouvert d’une couverture decat’ alors que Papa sent arriver les limites de son sac -15.

Le deuxième jour nous attendons avec impatience un magasin promis par nos cartes pour faire le plein d’eau et de sucreries. Ce n’est plus le Pérou, les ravitaillements sont peu fournis et éloignés les un des autres. On trouve une jolie place de bivouac dans un parc de lamas à côté d’une rivière. Il fait seulement -8 cette nuit là.

On laisse nos vélos à un motel situé au croisement où l’on doit revenir et on se facilite le trajet vers le village de Sajama au pied de la montagne du même nom avec un taxi. On sait par nos prédécesseurs que les derniers 10 km sont en sable et on n’a pas envie de pousser les vélos. Le village est un peu désertique, la saison d’alpinisme est déjà passée. La vue sur le Sajama est cependant à couper le souffle.

Le lendemain matin nous partons en 4×4 avec la propriétaire de l’hôtel voir des geysers puis se baigner dans des sources d’eau chaude. C’est papa qui doit conduire dans le passage critique et faire la marche arrière quand on croise un mini bus.

Album photo